Bosideng inaugure à Shanghai « Warmth Code », l’exposition de ses 50 ans
Un demi-siècle de savoir-faire et d’innovation nourrit la créativité d’un spécialiste chinois de la doudoune sur la scène internationale
SHANGHAI, China, 27 oct. 2026 (GLOBE NEWSWIRE) -- Bosideng a inauguré à Shanghai, au Gate M West Bund Dream Center, « Warmth Code : Un demi-siècle d’histoire », l’exposition de son 50e anniversaire, en présence des dirigeants du groupe, de ses ambassadeurs et de stars internationales du cinéma. Deux semaines après le défilé « The Bloom », présenté pendant Paris Fashion Week, la marque y rassemble archives, pièces clés de son histoire et créations issues de ses collaborations internationales. En revenant sur cinquante années consacrées à la doudoune, l’exposition retrace le chemin parcouru par la marque, de l’innovation produit à la création de mode contemporaine. Elle est ouverte au public du 19 octobre au 1er novembre.
Le parcours compte six espaces thématiques. Dans l’espace « Chronicle », quinze vitrines réunissent vêtements emblématiques, croquis, échantillons de tissus et images d’archives, qui jalonnent les grandes étapes d’innovation de la marque. Au fil du parcours, la machine à coudre des débuts, parmi d’autres pièces fondatrices, rappelle les premières heures de l’entreprise. D’une époque à l’autre, des pièces forment un contraste marqué : la combinaison en duvet portée jusqu’au sommet du mont Qomolangma, la plus haute montagne du monde ; la Trench Coat Down Jacket, qui conjugue coupe classique et chaleur ; et, dans l’espace « Boundless », les créations architecturées de designers internationaux. Ensemble, elles montrent combien la doudoune a évolué dans sa fonction, sa forme et son esthétique. Par leurs silhouettes et leurs constructions affirmées, les pièces nées de collaborations internationales témoignent de la créativité dont cette catégorie technique est capable.
Créer sans frontières : une expertise au cœur des collaborations internationales
Avec Jean Paul Gaultier comme avec Kim Jones, le même duvet revêt des personnalités très différentes. La collection « New-Generation Down Jacket », créée avec Jean Paul Gaultier, joue sur des techniques de garnissage innovantes et sur la construction du vêtement pour obtenir des silhouettes expressives. La ligne AREAL, imaginée sous la direction de Kim Jones, intègre volumes architecturés et esthétique futuriste dans le vêtement fonctionnel. Ces pièces sont réunies dans l’espace « Boundless », aux côtés des collaborations avec Kenzo Takada et Errolson Hugh.
Si ces collaborations montrent le duvet à travers d’autres regards, c’est le 5 octobre, pendant Paris Fashion Week, que Bosideng a exprimé sa propre vision, avec le défilé « The Bloom » qui célébrait cet anniversaire. Son directeur de la création, Pietro Ferragina, a pris pour point de départ le volume du duvet, auquel il a associé l’ordre géométrique de l’Art déco, la construction du qipao shanghaïen (robe traditionnelle chinoise, ajustée à col mandarin) et le tissage du brocart Song (soierie façonnée de Suzhou, née sous la dynastie Song).
La ligne Extreme Cold marie le duvet au tulle et au satin, et rapproche le vêtement technique grand froid de la tenue de soirée. La ligne Puff, avec son col mandarin de qipao réinterprété et ses volumes légers et gonflants, offre une lecture moderne de l’esthétique vestimentaire chinoise. Le volume du duvet y dessine la silhouette, sa légèreté règle proportions et superpositions : la matière elle-même devient le point de départ du dessin. En construisant le vêtement à partir du duvet et en y intégrant la culture vestimentaire chinoise, Bosideng explore un langage de mode propre à la doudoune.
L’industrie chinoise de l’habillement a longtemps pris part à la mode mondiale par la solidité de son appareil industriel et de son savoir-faire. À mesure que les marques chinoises renforcent leur recherche et leur création originale, l’expertise acquise sur les matières, les techniques et les produits devient une ressource essentielle pour s’engager dans la création de mode. Bosideng nourrit ainsi sa démarche des connaissances et du sens du design accumulés depuis 1976 dans le travail du duvet, et apporte à ses collaborations internationales son regard singulier et des pièces originales. Marque spécialisée dans la conception et la fabrication de doudounes, elle est devenue un acteur à part entière de la création de mode internationale
À l’occasion de son cinquantenaire, Bosideng a conclu un partenariat stratégique avec le Vogue China Fashion Fund et l’Association nationale pour le développement des arts de la mode (ANDAM), afin de rapprocher les jeunes créateurs chinois des réseaux créatifs français et internationaux, et d’enrichir la scène internationale du design. Son engagement en faveur de la création originale s’étend ainsi des collaborations au soutien des talents : former une nouvelle génération de designers, encourager les échanges entre les cultures et renouveler ses capacités de création, pour assurer à la doudoune de mode un vivier durable de talents et d’idées.
Innovation : de l’expérience accumulée à la liberté créative
Derrière les collaborations et les silhouettes du défilé parisien, il y a cinq décennies de recherche sur le duvet, la construction du vêtement et les techniques de fabrication. L’exposition de Shanghai en donne une lecture directe à travers des matières, des documents techniques et des installations de vêtements déconstruits.
Dans l’espace « Craft », l’installation suspendue « Inside the Qomolangma 1.0 Jacket » déconstruit, couche par couche, la structure isolante, les tissus de protection et les fonctions de cette doudoune conçue pour le froid extrême. En haute altitude comme par grand froid, chaleur, protection, poids et liberté de mouvement font l’objet d’exigences sévères ; elles ont conduit la marque à travailler finement l’accord entre matières et construction. Cette expérience lui permet aujourd’hui d’étendre la doudoune à de nouveaux usages et à des silhouettes plus variées.
Lancée en 2021, la Trench Coat Down Jacket transpose ce savoir-faire au vestiaire classique. Le trench réclame une silhouette nette et des lignes fluides ; la chaleur du duvet, elle, dépend d’un garnissage gonflant. Avec un patronage en 52 pièces, 150 étapes de fabrication et un garnissage précis par zones, Bosideng a repensé la construction du vêtement pour unir la coupe classique du trench et la légèreté chaude du duvet.
Col à revers, ceinture et patte de col reprennent le vocabulaire du trench. À l’intérieur, la disposition des compartiments et l’épaisseur du garnissage varient selon les zones pour tenir la ligne extérieure. Du choix des matières au patronage et à la confection, recherche et production servent une même intention stylistique, afin que les exigences du vestiaire de ville en matière de ligne, de proportions, de chaleur et de légèreté se concrétisent dans chaque vêtement.
Cette maîtrise des matières et de la construction fonde la liberté créative de Bosideng : elle lui permet aussi bien de tracer des lignes nettes par un travail minutieux que de sculpter des silhouettes affirmées grâce au volume du duvet. Ce long travail technique et industriel donne à la marque la capacité de penser la mode à partir du duvet, et de faire des qualités fonctionnelles de la matière une signature esthétique.
Aux origines : un seul métier, depuis 1976
La doudoune, catégorie phare de Bosideng, accompagne la marque depuis ses débuts. Cette constance remonte au rêve d’un jeune tailleur : offrir à la Chine sa propre doudoune haute performance.
Dans l’espace « Dream », deux éditions du Jiefang Daily, celle de 1975 et celle de 2026, mises en regard, relient l’ambition d’il y a un demi-siècle au 50e anniversaire de la marque. En 1975, alors qu’il taille un vêtement pour un professeur dans une maison shikumen de Shanghai, le futur fondateur de Bosideng, Gao Dekang, découvre dans le journal le récit de l’ascension du mont Qomolangma par l’équipe chinoise d’alpinisme. Naît alors l’idée de fabriquer des doudounes haute performance. L’année suivante, il se lance avec quelques villageois à Changshu, dans la province du Jiangsu, avec huit machines à coudre. En 1998, une combinaison en duvet conçue spécialement par Bosideng est portée jusqu’au sommet du mont Qomolangma avec l’équipe chinoise d’alpinisme : au terme de plus de vingt ans de persévérance, le rêve des débuts trouve sa réponse sur le plus haut sommet du monde.
Inspirée du pin que Gao Dekang a planté de ses mains aux débuts de l’entreprise, l’installation lumineuse « Ten Thousand Stitches, Ten Thousand Threads » rapproche les aiguilles du pin des aiguilles argentées du tailleur, en hommage à la fidélité de la marque à son cœur de métier.
Ce savoir-faire se lit dans l’amélioration des produits, génération après génération. Aiguilles anti-fuite de duvet, fils expansibles et patrons de coupe témoignent des innovations, souvent discrètes, menées pour limiter les fuites de duvet, améliorer la chaleur et le confort de mouvement. La doudoune emblématique de 1995, pensée pour le quotidien, introduit un style affirmé dans le vêtement d’hiver, en jouant sur le garnissage, les tissus, les couleurs et la coupe. Du point d’aiguille aux innovations qui répondent à leur époque, une même exigence traverse toute cette histoire : faire une bonne doudoune.
Un nouveau chapitre : une création indépendante pour ancrer la valeur internationale d’une marque chinoise
Les archives réunies dans les salles de l’exposition de Shanghai éclairent le chemin qui mène aux créations contemporaines du défilé parisien. Des premières recherches techniques, guidées par la chaleur et les besoins de l’usage, à la création autonome de formes et d’une esthétique propre au duvet, Bosideng a peu à peu fait de l’expérience acquise une véritable force de proposition, capable de formuler ses idées et de créer sans cesse de nouvelles pièces.
Pour les marques chinoises qui abordent la mode internationale, la scène mondiale offre la visibilité. Ce qui fonde durablement la valeur d’une marque, ce sont pourtant des créations originales renouvelées et un point de vue indépendant et lisible. Forte de sa connaissance approfondie du duvet, Bosideng élargit sa liberté créative, fait entrer la culture vestimentaire chinoise dans la création contemporaine et apporte à la mode internationale des pièces qui portent sa signature.
Pour son deuxième demi-siècle, Bosideng entend continuer à se consacrer à la doudoune, à faire de l’innovation le moteur de sa création et à développer un langage de mode qui lui appartient au contact des créateurs du monde entier, en quête de nouvelles formes et de nouvelles esthétiques.
Il y a cinquante ans, un jeune tailleur rêvait d’offrir à la Chine sa propre doudoune haute performance. Cinquante ans plus tard, Bosideng prolonge ce rêve en apportant à la mode mondiale son savoir et son regard.
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